Pour la libération d'Ingrid Bétancourt : les autorités françaises doivent montrer la plus grande détermination
Par Collectif le vendredi 23 février 2007, 09:43 - Déclarations - Lien permanent

Voilà cinq ans, au 23 février, qu’Ingrid Betancourt, citoyenne française, est prisonnière, otage de la guérilla en Colombie... Cinq ans de cauchemar pour elle, pour sa famille et pour ses proches. J’ai entendu sa fille, Mélanie, appeler le gouvernement français à « prendre ses responsabilités ». Je comprends cet appel et l’angoisse qu’il recouvre. C’est aussi l’expression légitime d’un espoir. Une issue positive reste possible.
Marie-George BUFFET a signé le Manifeste et adhère donc à tous ses principes. Nous travaillons actuellement à une rencontre entre elle et les enfants d’Ingrid.
Les autorités françaises doivent peser de tout leur poids et montrer la plus grande détermination. D’abord pour empêcher une intervention militaire en s’opposant aux appels du Président colombien Alvaro Uribe qui menace de façon consternante d’en arriver à cette dangereuse extrémité. Celle-ci serait fatale pour les otages. La France devrait aussi prendre les initiatives nécessaires pour que s’enclenche un processus de vraies négociations entre toutes les parties concernées, y compris l’administration américaine qui jusqu’ici a soutenu les autorités colombiennes dans leur refus de toute négociation pour un échange humanitaire.
La libération d’Ingrid Bétancourt et de l’ensemble des prisonniers serait un acte important pour l’issue du conflit qui déchire la Colombie depuis plus de quarante ans. La France a des moyens pour agir.
Bureau de presse de Marie-George Buffet, candidate de la gauche populaire et antilibérale Paris, le 22 février 2007.
Commentaires